– Requiem pour une étoile

Contient des spoilers !

Rien de mieux comme musique pour accompagner cet article: cliquez ici

 

 

Chers amis cinéphiles, vous n’êtes pas censé savoir que là d’où je suis, je peux tout à fait suivre l’actualité cinématographique ! Et cette dernière a été marqué par le dernier opus (je crois que c’est comme ça que vous dites) de Darren Aronofsky, intitulé Black Swan.


Ah, Le Lac des Cygnes (Лебединое озеро dans sa langue maternelle)! Mon collègue russe Tchaikoswki a été fortement inspiré! Une princesse emprisonné dans un corps de cygne, qui ne peut rompre son charme que par l’amour d’un prince! Mais le bougre tombe éperdument amoureuse de sa soeur jumelle maléfique. La pauvre et farouche princesse met fin à ses jours pour ne plus subir cette atroce douleur amoureuse. Et tout cela brillamment envolé par une musique des plus envoutantes du XIX siècle, et je sais de quoi je parle !

Lorsque j’ai lu le script, je n’avais pas été grandement séduit, les scénaristes auraient juste fait une réédition de l’histoire originelle et de la transposer au coeur d’une histoire d’une jeune ballerine? Classique. Mais ils ont su mettre une dose suffisante de fantastique et de mystère pour rendre le film parfaitement savoureux ! Bref, passé la bande annonce,  je me sentais avide de frissons et de spectacle !

Quel ballet ! Aronofsky a su diriger ses équipes tel un grand chef d’orchestre ! Résultat, une photographie superbe (nous sentons dès les premières minutes, le travail sur The Wrestler, à savoir la caméra à l’épaule), des décors sans prétentions, et surtout (et je ne suis pas le seul à le dire) un jeu d’acteur plus que grandiose ! Natalie Portman a su m’emporter avec elle lorsqu’elle virevoltait sur la scène, malgré l’écran qui nous séparait.

Outre la quête du rôle absolue du ballet, le film tourne surtout autour de la quête d’une émancipation de la personnalité. La farouche Nina (Natalie Portman), encore enfant se frotte et se heurte à son amie et rivale Lily (Mila Kulis), à son maître de ballet Nicolas (Vincent Cassel). Tout le long du film, son apprentissage se fait par viols et violence, rêves et illusions.

 

Mais la petite bête noire du film, outre le cygne, est le manque de subtilité lors des hallucinations de l’héroïne. Il aurait fallu moins accentuer les effets fantastiques des illusions, ainsi nous serions plus intriguer par ces dernières jusqu’à la finale résolution. « Est ce que j’ai vu à ce moment est vrai? Etait elle en train de rêver? » Plus de mystère que diable! La fin du film répond à toutes les questions, mais il oublie d’en ouvrir d’autres…

Enfin, si vous n’avez pas encore était enfermé pendant 1h43 minutes dans les salles obscures récemment, courrez donc voir Black Swan ! Je vous le recommande!

Darren Aronofsky signe un chef d’oeuvre !

 

Wolfgang M.


Des affiches qui ne sont pas sans rappeler les affiches de propagande. Le constructivisme serait il de retour?

 

 


 

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2 Réponses

  1. J’ai adoré ce film et pas seulement parce-que j’ai fait de la dans classique 😉
    J’ai mis du temps à me reconnecter à la réalité, c’était haletant et ça prenait les tripes 😉

    02/22/2011 à 21:38

  2. lopuive

    j’ai enfin vu le film j’ai bien aimé mais certaines scènes sont un peu choquantes !!!

    03/05/2011 à 16:10

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